![]() |
![]() |
TROIS PETITES NOTES DE MUSIQUE. 1961. henri colpi. georges delerue. une femme ( alida valli) croit reconnaître son mari disparu sous les traits d'un clochard amnésique( georges wilson). quelques notes de musique donneront peut-être la clé de l'énigme....c'est le thème D'UNE AUSSI LONGUE ABSENCE ( 1961 ) premier film réalisé par henri colpi sur un scénario de marguerite duras. la chanson thème : TROIS PETITES NOTES DE MUSIQUE , y était interprétée par cora vaucaire. le même morceau, chanté par yves montand, figure dans L'ETE MEURTRIER ( jean becker 1983 ) dont l'héroine, incarnée par isabelle adjani, a elle aussi la mémoire passablement perturbée par un traumatisme d'enfance.
tout va très bien madame la marquise. 1935. parmi les collégiens de ray ventura, paul misraki était le pianiste qu'on sollicitait volontiers pour écrire des sketchs musicaux. il entendit un jour l'histoire d'une lady écossaise qui apprend par son valet que sa jument est morte, que son époux s'est suicidé et....que le château avait brûlé ( il semble que cette histoire lui fut racontée par louis gasté , un des fondateurs du groupe de ventura ). le soir même, misraki écrivit la chanson, avec ce célèbre refrain qui ponctue une série de catastrophes en cascade. misraki ne savait sans doute pas que bach et laverne avaient fait un sketch en 1931 dont l'histoire ressemblait étrangement à la chanson, et avait pour titre : tout va bien. les 2 fantaisistes découvrant la chanson , viennent râler et réclame leur part du gâteau , ce qui explique qu'ils soient crédités à posteriori comme auteurs de la chanson avec misraki. la chanson, enregistrée le 22 mai 1935, avec la voix de grégoire aslan dans le rôle du valet james qui, stoique énumère les catastrophes . même pendant la guerre , on fit allusion à la chanson : " hitler: allô allô goebbels , quelle nouvelle ! que fait donc mon afrika korps ? expliquez moi gobbels fidèle, serions nous donc frappés à mort ? gobbels : cela n'est rien mon vénéré furher-re...".
tout ça parce qu'au bois de chaville. 1948.par. pierre destailles mus. claude rolland. extrait d'une revue du théâtre de 10 heures, ou elle fut créée par son auteur, c'est un refrain connu de tous les français pour avoir été retransmis régulièrement sur les antennes à l'occasion du premier mai. on ne se souvient généralement pas de l'ensemble de la chanson, à la fois tragique et pleine d'humour, adressée par son père à un ( futur ) nouveau-né pour s'excuser de l'avoir fait : tout ça parce qu'au bois de chaville y'avait du muguet. l'obligeant ainsi à travailler , à payer, à faire la guerre, à être enfin...confidence touchante le jour de la fête du travail.